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2. Polarisation et radicalisation

Les tendances radicales et antidémocratiques dans la société peuvent mener à la violence, et dans leurs expressions les plus extrêmes, au terrorisme. La prévention de ces tendances est essentielle pour la sécurité (et le sentiment de sécurité) du citoyen. Elle comprend l’agence de plusieurs acteurs aux ressources et perspectives diverses.

Ces tendances radicales se voient aggravées ou initiées par cette dynamique émotionnelle et sociale qu’est la polarisation. La polarisation est définie comme « le renforcement des oppositions entre [ndlr: des personnes ou] des groupes dans la société qui résulte ou peut résulter en (une augmentation) des tensions entre ces [ndlr : personnes ou] groupes et engendrer des risques pour la sécurité sociale ». Agissant en système de vases communicants, la polarisation peut également être stimulée ou alimentée par des entités véhiculant des idées radicales.

Dans une acceptation sociologique large, la radicalisation est un « processus par lequel un individu ou un groupe adopte une forme violente d’action, directement liée à une idéologie extrémiste à contenu politique, social ou religieux qui conteste l’ordre établi sur le plan politique, social ou culturel ». Dans cette définition la promotion de la violence ou son recours constituent un danger pour l’ordre juridique démocratique mais constituent également un enjeu sécuritaire majeur.

La Région entend cette définition de la radicalisation dans sa réalité bruxelloise qui comprend différentes formes (inspiration d’extrême droite, d’extrême gauche, religieuse…), les attaques terroristes de mars 2016 n’illustrant qu’une partie de cette réalité paroxystique.

Par ailleurs les phénomènes de radicalisation et de polarisation revêtent un caractère transnational qui dépasse de loin l’agence régionale voire nationale et nécessitent dès lors une coordination plus accrue entre les différents partenaires actifs dans la lutte et la prévention de ces phénomènes. En effet, le radicalisme et le jihadisme ont une résonnance en Région bruxelloise et sont une déclinaison locale d’un phénomène international.