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6. Mobilité et sécurité routière

La mobilité en Région de Bruxelles-Capitale procède d’une multiplicité de modes de déplacements (modes actifs, transports publics, véhicules motorisés et voie fluviale). Son évolution en lien avec la sécurité nous pousse à penser la complexité des interactions entre les différents champs qui la composent, notamment la sécurité routière et la sécurité dans les transports en commun. Notre compréhension de cette évolution est essentielle. En effet elle est la garantie de pouvoir se déplacer en toute sécurité et elle est intimement liée aux défis à relever et à l’exercice plus fondamental de nos libertés.

La thématique de la sécurité routière est étroitement liée à des compétences qui ont été régionalisées suite à la Sixième réforme de l’Etat (infractions au code de la route, règles de circulation routière, création d’un fonds de sécurité routière régional…). Les points d’attention prioritaires déjà identifiés au niveau national reprennent la vitesse excessive et inadaptée, la conduite sous influence d’alcool et de drogue, le port de la ceinture et l’utilisation des dispositifs de retenue, la distraction au volant, la fatigue, la réglementation en matière de poids lourds et de camions plus légers, le contrôle technique, la formation à la conduite et les examens, la sécurité des usagers vulnérables, les sanctions effectives et la lutte contre le multi-récidivisme, les mesures adaptées aux contrevenants étrangers, la sensibilisation du grand public.

En Région de Bruxelles-Capitale, les priorités sont fixées par les États généraux de la sécurité routière et le Plan d’actions régional de sécurité routière 2011-2020 (PASR) approuvé par le Gouvernement en date du 28 avril 2011. Ce plan est décliné en 9 objectifs stratégiques, 48 objectifs opérationnels et 183 actions. S’inscrivant dans le contexte européen et fédéral de lutte contre l’insécurité routière, l’objectif est de réduire de 50 % le nombre de victimes d’accidents de la circulation à l’horizon 2020, par rapport à la moyenne 2006-2008.

Spécificités en matière d’accidentalité

Le caractère urbain et la taille réduite de la Région bruxelloise déterminent fortement les statistiques en matière de sécurité routière, dès lors que les vitesses pratiquées y sont plus basses. Le nombre pondéré d’accidents y est globalement plus faible et le nombre d’accidents graves également, avec seulement 5 % des décès totaux en Belgique. On constate toutefois dans la Région bruxelloise plus d’accidents en carrefour, un taux d’alcoolémie en moyenne plus élevé parmi les conducteurs positifs, et le nombre le plus important d’infractions pour l’utilisation du GSM au volant, la cigarette au volant et la manipulation d’autres objets.

Les usagers vulnérables (piétons, vélos, deux roues motorisés) nécessitent une attention particulière du fait du caractère urbain et de l’augmentation de l’utilisation des deux roues en ville. 

Le transport public est quant à lui un acteur essentiel du développement durable de la Région de Bruxelles-Capitale et présente des spécificités propres au travers de :

  • Certaines formes de criminalité liées aux autres thématiques abordées par ailleurs dans le présent plan et du sentiment d’insécurité engendré ;
  • L’organisation supra-locale des transporteurs ;
  • L’organisation intégrée des services de police, partenaires.

L’importance des transports publics en Région bruxelloise se traduit par les quelques chiffres suivants :

  • 134.9 millions de voyages en métro, 132,7 par tram et 102,6 par bus, soit au total près de 370,2 millions de voyages pour la STIB ;
  • 94.605 parcours pour les TEC ;
  • 45 millions de voyageurs sont transportés de, vers et dans la Région bruxelloise par De Lijn ;
  • 363.375 montées en moyenne par semaine au niveau de la SNCB.

Etant donné cette importance, le présent plan apporte une attention particulière à la sécurisation de l’ensemble des modes de transport en Région bruxelloise.

Le port de Bruxelles connaît principalement des vols de matériaux sur les terrains du domaine, vols par effraction dans les entreprises, abandons de véhicules volés et escroquerie à l’assurance, vandalisme (tags, graffiti...), de délits liés à la législation sur l’environnement (pollutions (in)volontaires)...

Tout comme les transports en commun, il connaît des spécificités propres en termes de collaboration avec la police intégrée. Plus particulièrement pour les plans d’eau, la police des voies navigables de la police fédérale pour les interventions sur le canal et la présence ponctuelle sur l’eau en appui de la police locale, et les Zones de polices locales pour les autres interventions sur le domaine du Port sur demande de la Capitainerie (Zones de police locale Bruxelles-Ouest, Midi et Bruxelles-Capitale-Ixelles).